mercredi 13 avril 2011

« On avait trop peur d'être ridicule à l'époque »


HERSTAL IS TROPICAL - Interview chanson française

Elle serait la seule chanteuse pro en provenance du tropical Athénée Royal de Herstal. Kloé K est y en concert ce samedi 30/04/2011 à 20h30.





Herstal est une ville que vous connaissez parce que vous y avez fait vos secondaires. Quel souvenir gardez-vous de l’Athénée Royal de Herstal ?
Je me souviens des cours de langues. On a démarré la 1re secondaire avec anglais et néerlandais. Je pense que ça m'a permis d'évoluer.

Ah en hoe is uw nederlands vandaag ?
Een beetje… euh.. le boulot maintenant ne me permet plus d’en parler. L’anglais revient plus facilement, il faut l’avouer, mais le néerlandais, non, ha ha !

Vous chantez en français…
Oui, maintenant c’est sûr que dans ma salle de bains je fredonne des trucs en anglais,  mais en néerlandais pas ha ha !

Il y a plein de belles chansons belges en néerlandais...
Oui, mais ça ne fait pas partie de mon univers musical, de ce que j’écoute et de ce qu’on apprend au conservatoire, il faut bien l’avouer.

Vous avez fait le conservatoire aussi ?
Je voulais enseigner le solfège et travailler dans la musique. Sur le côté, je continuais à avoir des cours en académie de piano.

Vous avez encore un lien avec Herstal ?
Depuis quelques mois, je renoue avec des Anciens et des professeurs, grâce à Audrey-Aline Petit (Responsable Communication de l’Amicale des Anciens Eleves de l'ARH).

Vous n’allez donc pas spécialement à Herstal pour trouver l’inspiration.
Je me balade partout. L’inspiration, je ne la contrôle pas. Je peux rester des heures assise devant le piano, y a rien qui vient. Puis je prends la voiture ; c’est tout bête ça vient même quand je fais les courses! J’ai toujours avec moi le petit dictaphone qu’on a maintenant dans les GSM ; ou bien un papier, de quoi noter, toujours à ma portée.

Vous composez vos chansons, et les textes aussi ?
Je travaille la musique avec Christophe Cerri, qui est mon futur mari. Et les paroles c’est moi qui m’en charge. Déjà à l’Athénée, j’écrivais des textes, mais je ne les montrais à personne bien évidemment. On avait trop peur d’être ridicule à cette époque ! (Rires)

Et maintenant vous êtes à l’aise pour vous présenter en tant que chanteuse. Je crois d’ailleurs que vous êtes la seule qui provient de l’ARH…
Il y en a deux-trois qui sont musiciens et qui étaient avec moi à l’Athénée. Je pense que si on gratte un peu, il y a moyen de trouver d'autres artistes.

Vous êtes vraiment dans un projet professionnel  avec la chanson ?
Oui, depuis deux ans, je travaille à l’élaboration d’un album. Le single est sorti. L’année dernière on a notamment joué aux Francofolies…

Je comprends que l’année 2010 a été particulière pour vous avec ce prix du public aux Octaves de la Musique. Grâce à cela, vous avez pu aller aux Francofolies de Spa. Est-ce qu’il y a encore des retombées ?
C’est un peu le bouche à oreille… ! J’ai été soutenue par Bel RTL et le concert aux Francofolies s’est très bien passé, ce qui a permis aux gens qui venaient là un peu par hasard de découvrir ce que je faisais. Ce prix correspond aux Victoires de la Musique en France, donc ce n’est pas rien. A partir du moment où c’est le public qui vous choisit, c’est la plus belle récompense.

Vous écoutez Bel RTL tous les jours ?
Je change régulièrement, mais je pense que j’ai un coup de cœur pour cette radio, puisque c’est la première qui a accepté de me soutenir. Je suis assez éclectique dans mes goûts et dans mes choix, donc j’écoute Bel RTL comme je peux écouter Vivacité ou La Première.

Est-ce que vous avez un côté punk ?
J’ai eu une phase rebelle assez tardive, mais pas vraiment punk, non.

Vous avez gardé votre personnalité romantique, c’est ce qu’on perçoit de votre univers?
Oui, il y a un peu de tout. Je me base sur mes expériences de vie, et celles de mes amis, c’est comme ça que les textes arrivent. La musique vient après. Ca a un côté variété française et ça je ne m’en cache pas. J’en ai absolument pas honte! On est en train de créer tout doucement l’univers musical de cet album ; on se laisse aller, on verra bien vers quoi on va se diriger.

Vous passez par une maison de disques ?
On est sur Akamusic, le site communautaire belge, pendant de My Major Company en France. Les internautes deviennent producteurs de l’album. Je me suis donné une date limite ; au delà je reprends le projet en autoproduction.

Mais vous avez démarché les maisons de disques ?
Non, je pense qu’elles recherchent un produit fini ; on est loin de l’époque où elles prenaient en charge de A à Z l’artiste. Maintenant on doit arriver avec des maquettes qui ont déjà une qualité d’écoute nettement supérieure à ce que l’on proposait dans les démos cassette. Si ça ne se fait pas avec Akamusic, je partirai vers une autoproduction pour cet album. Et puis on verra la critique, comment cet album est reçu et en fonction de cela, je verrai bien si je me dirige vers un label ou pas.

En Fédération Wallonie-Bruxelles, il y a quand même des structures qui aident les artistes émergents.
La Communauté Française peut aider, c’est vrai. Ce sont des pistes qu’on garde sous le coude.

Une interview de Lili Sygta





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